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La vita è bella

Think different
September 07

La chronique de Jacques Julliard: Résistez, lisez «la Princesse de Clèves» !

Nous sommes actuellement dans un processus de rétrécissement de la chose intellectuelle

Avec un aplomb phénoménal, Xavier Darcos nous a assuré en cette rentrée 2008 qu'il ne manquait pas un bouton de jeans à l'uniforme des élèves et que tout était pour le mieux dans la meilleure des écoles possible. On croit rêver. La nouveauté de la rentrée tiendra en deux réductions : celle du nombre des enseignants (moins 12 000 au bas mot); celle des heures de classe (moins deux par semaine) dans le premier degré. Et n'allez surtout pas prétendre que la véritable raison de la seconde est de justifier la première : ce serait de l'antidarcozysme primaire. Et pourtant, les meilleurs esprits en matière d'éducation, comme Antoine Prost, ancien conseiller au cabinet de Michel Rocard, s'évertuent à nous mettre en garde : la France est en train de cumuler le plus petit nombre de jours d'école avec une concentration aberrante du travail scolaire sur ce petit nombre de jours. C'est ce que l'on appelle «libérer le samedi», comme si l'école était une prison. Je défie un adulte de rester concentré sur un travail intellectuel de six à huit heures par jour : c'est pourtant ce que l'on demande à un enfant de 8 ans. Aux fous ! A quand une loi pour limiter le travail intellectuel des enfants comme on le fit au XIXe siècle pour le travail manuel ?


Quant à la raison invoquée, elle est stupéfiante : on va libérer du temps en faveur du soutien scolaire ! On arrête l'école pour mieux la soutenir ! Quand le «soutien» n'est plus l'exception mais tend à devenir la norme, c'est que l'école ne fait pas son travail.


C'est pourquoi il faut lire l'énergique réquisitoire de Jack Lang (1) contre la politique scolaire poursuivie sous Nicolas Sarkozy, pour lequel on le soupçonne pourtant de complaisance. C'est plus utile pour le pays que l'université d'été (sic) de La Rochelle et peut se résumer en un mot : «paupérisation». Je ne suis pas de ceux qui réduisent le problème de l'école à celui des «moyens», comme disent les syndicats, souvent pour donner le change. Je pense en particulier que la France consacre relativement trop d'argent à l'enseignement secondaire, à cause de la force des lobbys et pas assez au primaire, au supérieur, à la recherche. N'empêche : nous sommes actuellement en France dans un processus de rétrécissement des têtes, de jivarisation de la chose intellectuelle, dont la question scolaire ne sera bientôt plus qu'un cas particulier.


Ce n'est donc pas un hasard si Mara Goyet dédie son «Tombeau pour le collège» (2) à «la Princesse de Clèves». On sait que celle-ci est, si l'on peut dire, l'une des têtes de Turc préférées de Nicolas Sarkozy : je ne crois pas qu'il soit dans le rôle d'un président de la République de s'acharner avec une lourde ironie sur l'un des chefs-d'oeuvre de la langue française et de présenter son étude comme du temps perdu.
Mara Goyet a beaucoup de talent : ses tableaux saisis sur le vif, son ironie, son autodérision («Quand on me demande quel sport je pratique, je réponds l'enseignement») font merveille. Mais l'éclat de la forme ne doit pas faire passer au second plan la gravité du message. L'école est gravement malade, Darcos n'explique pas tout, et si Mara Goyet fuit après onze ans son collège de banlieue pour un établissement plus classique où les murs reflètent encore les derniers rayons d'une grandeur passée, c'est qu'elle n'en peut plus. Cette désespérance vraie n'est pas le fruit d'un esprit réactionnaire ou passéiste. C'est une ancienne gauchiste qui s'était fait un point d'honneur de résister au découragement... Tout, pourtant, n'est jamais perdu, et à la réflexion d'une élève qui demande à Mara comment on peut porter un prénom «aussi ridicule» répond celle d'une autre qui lui demande : «Mara, c'est à cause de Claudel ?». De saisissement, de bon heur, Mara a failli rempiler.

 



(1)«L'Ecole abandonnée. Lettre à Xavier Darcos», par Jack Lang (Calmann-Lévy).
(2) Café Voltaire (Flammarion).

 

Jacques Julliard
Le Nouvel Observateur

 

Manger moins de viande pour réduire l'effet de serre

C'est ce que conseille le président du Giec, Rajendra Pachauri, l'élevage contribuant à l'effet de serre. L'idéal serait, selon lui, de devenir totalement végétarien à long terme.

Rajendra Pachauri, président du Giec (AFP)

Rajendra Pachauri, président du Giec (AFP)

Le président du Groupe inter- gouvernemental d'experts sur le climat (Giec), l'Indien Rajendra Pachauri, a déclaré à l'Observer daté du dimanche 7 septembre que les gens devraient réduire leur consommation de viande afin de lutter à titre personnel contre le changement climatique.
Le Giec a obtenu avec l'ancien vice-président américain Al Gore le Prix Nobel de la Paix en 2007. Selon son président, qui se consacre depuis des décennies à la préservation de l'environnement, les gens devraient commencer à ne manger de la viande qu'une fois par semaine puis y renoncer complètement.

Effet de serre

En effet, pour l'économiste indien, le changement de nourriture serait un pas important dans le combat contre le changement climatique car l'élevage de bétail contribue à produire l'effet de serre.
"Au début, renoncez à manger de la viande un jour par semaine, et ensuite cessez graduellement votre consommation," conseille ce végétarien.
"Ce que je veux souligner, c'est qu'on doit faire des réductions de notre consommation dans chaque secteur de l'économie", a-t-il conclu.

Il était temps qu'on se mette à réfléchir à nos modes de vie !

Ces familles qui décident de moins consommer

 
(Paul DELORT / Le Figaro)
(Paul DELORT / Le Figaro)

Au premier semestre 2008, les Français ont réduit de 0,7 % leurs achats de produits de grande consommation. Ils sont de plus en plus nombreux à choisir la «low conso».

Les Français consomment moins. Une première depuis les Trente Glorieuses. Au premier semestre 2008, ils ont réduit de 0,7 % leurs achats de produits de grande consommation, selon les chiffres révélés vendredi par l'institut TNS Worldpanel. La contraction est encore plus prononcée pour les familles avec adolescents, qui ont diminué de 4 % ces acquisitions. Désormais, les parents traquent le gâchis et font durer ce qu'ils remplaçaient.

Inédite, cette baisse pourrait marquer une rupture durable. Car cette nouvelle frugalité, imposée par les menaces sur le pouvoir d'achat, fait des adeptes. Certains revendiquent maintenant la «low conso» comme un mode de vie, loin de la frénésie qui avait agité les précédentes décennies. «Ce sont principalement les familles aisées, animées du sentiment que le tout consommation ne mène à rien», analyse le sociologue Gérard Mermet, de Francoscopie. «Nous avons expliqué aux enfants qu'acheter des livres d'occasion donnait le même plaisir, que les babioles à un euro qui se cassent dans l'heure c'était fini. Finalement, je constate qu'ils profitent mieux de leurs jouets, explique Sarah Menuisier, graphiste parisienne de 35 ans. En plus, cela épargne la planète.»

Les préoccupations écologiques, grandissantes, s'étaient déjà incarnées dans les produits bio, le commerce équitable, et elles évoluent maintenant vers le consommer moins. Les jeunes plébiscitent les vêtements de deuxième main : «Le vintage, c'est supermode, assure Mélodie, 22 ans. C'est de bonne qualité, ça dure, ça ne pollue pas et c'est plus classe que des fripes fabriquées en Chine.» L'Internet et ses sites de recyclage ont popularisé le marché de l'occasion. Les comparateurs de prix ont rendu confortable la rationalisation des achats. Il n'est plus de mauvais goût d'économiser et de le dire. Tandis que les parents ne se sentent plus coupables en refusant à leurs enfants les dernières nouveautés

À côté d'une élite qui «forge le modèle» (10 %), selon Robert Rochefort, du Crédoc, une frange de population plus importante (près de 70 %) rejoint la «low conso attitude». Dans un premier temps, beaucoup ont opéré des arbitrages, privilégiant les produits plus simples, moins chers, les marques distributeurs ou achetées dans le réseau hard discount. Mais cette réorientation s'accompagne maintenant d'une réduction de la consommation.

«La voiture jugée polluante et trop coûteuse»

«Une partie des foyers pourraient durablement s'installer dans le rejet du surplus, la traque au gâchis, estime Serge Papin, le directeur de Système U, qui évoque un mouvement d'“objecteurs de croissance”. Nous vivons un changement d'époque, qui vise à s'affranchir des excès.» La rentrée n'a pas dérogé à cette tendance : avec le retour du produit de qualité, qui dure, l'achat au moins cher des autres biens, considérés comme jetables. Et la traque, claire, à l'inutile. On a ressorti des placards les vieux feutres. Les marques ou les trousses portant des personnages de dessins animés sont dénigrées par les parents.

Sans croire à une réduction drastique de la consommation, Robert Rochefort voit plutôt se dessiner une nouvelle cartographie des achats, avec des produits dont on se détourne comme «la voiture, jugée polluante et trop coûteuse». Les ventes de voitures particulières neuves en France ont d'ailleurs baissé de 7,1 % en août par rapport à août 2007 et augmenté légèrement sur l'année.

Les entreprises ont compris cette nouvelle donne. À côté des produits sophistiqués, elles lancent des gammes peu onéreuses, avec de nouveaux conditionnements, plus petits. «Les gens veulent acheter moins à la fois», affirme Isabelle Kaiffer, directrice marketing de TNS. Si le marché s'est mobilisé, les partis politiques semblent pour l'instant «indifférents à ces évolutions : la droite promeut le consommer plus et la gauche le maintien du pouvoir d'achat», estime Gérard Mermet. Pourtant, assure-t-on à TNS, «plus la crise sera longue, plus les changements observés seront pérennes».

September 03

Ordinary day

Il y a des jours comme ça, où le même jour, vous faîtes la queue  à midi dans votre salade-bar préféré juste derrière Frederic Diefenthal (et découvrez par là même qu'il habite juste en face) et vous faîtes inviter à dîner par votre PDG suisse, avant qu'il ne vous fasse la bise en repartant...
 
Il y a des jours comme ça....
August 31

Le bonheur est dans la sobriété

Qu'il est bon de se démarquer et de se détacher du matérialisme qui règne dans nos sociétés modernes !! A quoi sert d'accumuler, d'échanger ce qui fonctionne déjà parfaitement, de parfaire un environnement qui nous va si bien ?
 
Ce week-end fut le théâtre d'un exploit pour mon karma : je suis sortie les mains vides d'Ikea. Pour la première fois de ma vie.
 
Et le fait qu'ils n'avaient pas en stock tout ce dont on avait besoin / rêvait consuméristement n'a rien à voir là-dedans, hein.
 
Non, non, tout ça n'est que le produit de la supériorité de mon mental, rempart implacable à notre société décadente de consommation.
 
Si si.
 
 
(Oh purée, le catalogue 2009 arrive ces jours-ci dans nos boîtes aux lettres. Mais comment vais-je résister  Confus????)
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